14/08/2020

[Cours 5] Comment créer le plan de ton roman ?

Par Doris Djamba
Hello !
Ecrire est un art et il demande beaucoup de réflexions pour accueils des idées parfaits, alors dans cet article j’ai pensé de vous parler de ce sujet très intéressant pour que vous soyez  en mesure d’établir un plan exceptionnel pour ton roman
le schéma narratif classique (et qui marche vraiment à tous les coups) :
Situation initiale : On présente le quotidien du personnage, le contexte qui a permis ce quotidien.
Élément perturbateur : Ce qui survient et fait s’enchaîner les conséquences pour le personnage.
Péripéties : Les tentatives du personnage pour aboutir à sa quête/mission, et les obstacles qu’il rencontre. Elles vont crescendo…
Climax : …jusqu’au point où l’on se dit que là, vraiment, tout est fichu, mais le héros se relève et triomphe (Harry Potter, Le Seigneur des anneaux)! Ou dans le cas d’un arc narratif négatif, jusqu’au moment où on comprend que le personnage principal va non seulement mal finir, mais qui plus est, ne pourra plus jamais revenir en arrière. (Rosemary’s baby, Lolita).
Dénouement : Ce qui arrive après la victoire ou la défaite. Tous les conflits sont résolus, tous les arcs narratifs sont aboutis.
À partir de ce schéma, voyons ce qui pourrait se passer pour notre ami chirurgien :
Situation initiale : Il est chirurgien, a une femme qui ne l’aime pas vraiment, deux enfants, et il boit. Il a grandi auprès d’un père tyrannique et frustré.
Élément perturbateur : Il opère une personne et la tue. Il est radié, et sa femme le quitte.
Péripéties :
Ici se situe la plus grande partie du roman. Donc, sachant que notre héros a un désir (retrouver sa vie), une mission à accomplir : opérer un petit garçon qui a été blessé par une balle, et un homme qui lui met des bâtons dans les roues : son père, il faut réfléchir à comment articuler tout ceci pour que ce soit possible.
Ce travail est une forme d’association libre (si je te dis oiseau et paradis, tu penses à ? Perroquet, ange, colibri, etc).
Ici c’est pareil, si je te dis : un père qui l’empêche d’opérer un petit garçon d’une balle ? Comment s’y prend-il ?
Il y a plein de pistes de réflexion ici :
  • Est-ce que son père serait dans le pays ? (Dans ce cas il aurait choisi ce pays pour se soigner, pour être plus proche de son père qui a pris sa retraite en Thaïlande, aux Philippines…etc ?)
  • Est-ce qu’il doit appeler son père régulièrement, qui le descend, le méprise, etc. au point que ça lui donne envie de boire à la fin de chaque appel ?
  • Est-ce que son père a un rôle dans la guerre sur place ? Des intérêts financiers, il vend des armes, de la drogue ?
  • Il lui fait croire qu’il est sur son lit de mort (alors qu’il a juste eu une attaque) et le force à revenir auprès de lui ?
Tu comprends qu’ici, je ne peux pas prendre de décision définitive en cinq minutes ? Parce que ce travail va  être ton plus gros travail : décider des péripéties, et comment elles surviennent. Cela peut te prendre plusieurs semaines de réflexion !
Mais te rends-tu compte à quel point cela peut aller vite de développer un pitch de livre, lorsqu’on est parti de personnages ? Après, rien ne t’empêche de changer d’avis sur tes personnages, de te rendre compte que finalement, tu vas choisir comme antagoniste quelqu’un d’autre, ou un autre adjuvant, ou choisir un autre pays…
L’important est que tu essayes de suivre les principes fondamentaux de la construction du roman, tu seras beaucoup moins perdu ! S’il FAUT que ton antagoniste soit le côté face de ton héros (qui représente le côté pile), alors tu vas commencer à réfléchir de manière constructive, au lieu de partir dans tous les sens.
N’oublie pas que tes péripéties doivent aller crescendo, c’est-à-dire que les bâtons dans les roues qui se présentent à ton personnage, doivent être de plus en plus gros.
Passe du temps à remplir ce “formulaire” de schéma narratif, écrire et réécrire le résumé de ton roman, en respectant cette structure, au lieu de rédiger des tonnes d’extraits de chapitres qui ne seront jamais terminés !
Voici d’autres archétypes de personnages, pour t’aider à faire avancer ton histoire :
  • Le métamorphe : on ne sait pas s’il est bon ou mauvais, il change. Il peut trahir ou devenir une bonne personne (Rogue dans HP, Cypher dans Matrix)
  • Le trickster : Il est là pour alléger la profondeur du héros. Il est en général comique, maladroit, etc. (Ron ou Luna Lovegood dans HP,  le fou dans la Nuit des rois de Shakespeare, Perceval dans Kaamelott)
  • Le gardien du seuil : Il est un méchant (en général associé à l’ennemi), ou une personne qui représente un obstacle à franchir dans les péripéties. (Quirell dans HP, La femme au chapeau qui coupe la parole, dans Les prénoms Épicènes de Nothomb)
  • Le bouc émissaire : Il est là pour prendre la charge à la place du héros, utile en cas de blocage (Tous les films et livres où un des personnages meurt pour laisser le héros survivre et aboutir sa quête)
  • Ces archétypes peuvent être mélangés ! Votre héros peut tout à fait être un trickster (M. Cousin dans Gros-Câlin de Romain Gary, Hercule Poirote dans les romans d’Agatha Christie).
    Demain, je vais t’expliquer comment articuler tes chapitres entre eux, pour développer du suspense et rythmer ton roman !
    À demain !

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LA BELLE